↑ « La vie sportive – Football association », Le Matin, no 13430, 26 décembre 1920, p. Toujours sous la direction du « Druide », Lens va en 1999 remporter un nouveau titre, au terme d’un excellent parcours en Coupe de la Ligue. Les bons résultats du Stade Malherbe Caen (particulièrement à domicile) et la générosité de l’équipe contribuent à faire du vétuste stade de Venoix une enceinte à l’ambiance particulièrement « chaude », malgré son confort vétuste et sa faible capacité (l’affluence moyenne lors de la dernière saison à Venoix se monte à 7 767 spectateurs). Les débuts en championnat sont difficiles, mais l’équipe atteint le 8e tour en Coupe de France, où elle s’incline finalement à domicile face à Chartres (N2) devant 2 000 spectateurs. Il termine pour la deuxième année de suite en tête de sa poule devant le Real Madrid, avec à nouveau une victoire à domicile et un match nul à l’extérieur contre le club espagnol. Mais à l’image de cette action ratée, Lens doit se résigner à laisser filer le trophée à son adversaire d’un soir, qui par la suite ne le lâchera plus et marquera l’histoire du football français. Lens s’incline donc deux buts à un, et dit adieu au Parken Stadium de Copenhague, laissé aux joueurs d’Arsène Wenger. Malgré l’égalisation de Nouma, justement, les attaques lensoises portées par l’ensemble des joueurs ne portent pas leurs fruits. Treizième à ce poste en treize ans justement, Tournay réussit à maintenir la formation lensoise en milieu de tableau.
Mais comme un symbole, c’est le jeune Yoann Lachor, pur produit de la formation lensoise, qui égalise à la 53e minute au stade de l’Abbé-Deschamps, alors bouillonnant et acquis à la cause du Racing. Disposant d’un tout nouvel outil, La Gaillette, centre de formation inaugurée le 10 octobre 2002, les lensois se lancent dans cette saison 2002-03, avec de nouveaux joueurs comme Song, Keita et Bakari, venu remplacer El-Hadji Diouf, ayant cédé aux appels de Liverpool. La liste ci-dessous présente l’ensemble des joueurs ayant porté le maillot rennais en compétition officielle entre juillet 1939 et juin 1945. Elle ne comprend pas les joueurs ayant évolué au club avant et après cette période, ni ceux de l’équipe fédérale Rennes-Bretagne. Ses premiers articles, certainement encouragés par ses aînés comme le docteur Edmond Locard ou le romancier Max-André Dazergues, sont publiés anonymement dans le journal dès 1939. Enfin journaliste, le métier qui l’attire depuis longtemps, il passe à l’écriture à proprement parler et publie fin octobre 1940 son premier livre La Peuchère (une nouvelle paysanne, ainsi que la qualifiera son éditeur Marcel Grancher), son premier vrai roman, Monsieur Joos, récompensé par le premier Prix Lugdunum décerné sur manuscrit lui apportant enfin en mars 1941 la notoriété. Cameroun passe cette fois le premier tour, grâce à des victoires sur le Kenya et le Togo et un match nul contre le Mali. Une série de victoires et de matchs nuls permet au club de disputer une finale de maintien contre Évian Thonon Gaillard au stade Bonal lors de la dernière journée. En 1993, Lens est en position de relégable jusqu’au mois de décembre, totalisant deux victoires pour sept défaites.
Mais ce sont ces derniers, trouvant l’entraîneur sudiste trop lointain et pas assez impliqué dans leur club (Courbis délaisse en effet la Coupe Intertoto, disputée selon Martel pour le public Sang et Or), qui poussent le président à changer une énième fois d’entraîneur le 8 février 2001, après avoir subi cinq défaites d’affilée. Lens perd en effet des points contre des équipes de calibre inférieur, et voit son avance diminuer. Mais après Bordeaux, c’est au tour de Nice et de Brest qui étant déficitaires budgétairement sont relégués administrativement par la DNCG à la fin de la saison, laissant leur place en première division à Lens et Rennes (dernier de D1, finalement repêchés). Présent de 1992 à 1996, il donne un nouveau souffle au club, qui sous ses ordres atteint une demi-finale de Coupe de France en 1994, éliminant le tenant du titre parisien chez lui en quarts de finale, mais s’inclinant face à Montpellier au tour suivant, puis remporte la Coupe estivale, ancêtre de la Coupe de la Ligue, en 1994. Lens joue le haut de tableau, et termine deux fois de suite à la cinquième position, en 1995 et en 1996. L’aventure européenne reprend donc durant cette période, et les lensois continuent à faire rêver leurs supporters. De retour des vestiaires, le pressing est de plus en plus important, et donne à Daniel Moreira, meilleur buteur du club durant cette saison, l’occasion face au portier adverse d’égaliser, et donc de reprendre le titre provisoirement. Aux manettes d’un club en euphorie, Daniel Leclercq entame la saison 1999-00 avec de nombreuses certitudes. Au poste d’entraîneur, c’est Daniel Leclercq qui est appelé, lui qui la saison précédente avait été demandé par Lemerre pour l’adjoindre.
Mais contrairement aux peurs des dirigeants et du public lensois, c’est l’après CAN qui est difficile. Poussés par un public venu faire stade comble lors du match retour malgré la claque pris à l’aller (0-4), les lensois ne parviennent pas à remporter la double confrontation, maillots de foot pas chers et donc se dirigent vers une nouvelle année de purgatoire. Lens s’écroulera en seconde mi-temps (1-3) devant son public. Reversé face au FC Porto en UEFA, Lens sort par la petite porte, concédant un 3-1 au cumulé des deux matches. Engagés en Coupe UEFA, les hommes de l’ancien international français écartent toutes les équipes présentes sur leur passage. En effet, les hommes de Ricardo battent, comme quelques mois auparavant lors de la demi-finale de la Coupe de la Ligue, les lensois de Leclercq, pour la première finale de l’histoire disputée au tout nouveau stade de France. Le premier dispute sa cinquième finale de Coupe, la première depuis 2012, l’ayant emporté une fois en 1995 ; le second atteint quant à lui ce stade pour la sixième fois, s’étant imposé par trois fois tandis que son dernier passage en 2006 s’est soldé par une défaite. Opposés à distance, Lens n’a besoin que d’un point pour assurer son sacre, alors que Metz doit compter sur une défaite de Lens contre Auxerre et battre l’Olympique lyonnais à Saint-Symphorien. L’Olympique lyonnais termine champion pour la septième fois consécutive devant les Girondins de Bordeaux et l’Olympique de Marseille. Pour son retour en première division, le record d’affluence à Bollaert est battu le 15 février 1992, face à l’Olympique de Marseille. Dès le début de saison, les lensois se distinguent par leur jeu ultra offensif, qui leur permet de remporter de grandes affiches comme face à Auxerre (3-0) ou Marseille (3-2, avec un triplé de Drobnjak), mais aussi de céder face à de plus modestes formations (Guingamp, Châteauroux).